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Call couvert : rendement, prix d'exercice et point mort

Calculez la prime encaissée, le point mort, la protection à la baisse, le rendement si le cours ne bouge pas et le rendement en cas d'exercice pour la vente d'un call sur des actions détenues.

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Résultats

Prime encaissée

150,00 €

Point mort par action

48,50 €

Rendement en cas d'exercice (cours au-dessus du prix d'exercice)

13,40 %

Rendement maximal : la hausse au-delà du prix d'exercice revient à l'acheteur du call
Protection à la baisse
3,00 %
Rendement si le cours ne bouge pas
3,09 %
Calculé sur le coût net de la position (cours − prime)
Rendement statique annualisé
25,1 %
Rendement en cas d'exercice annualisé
108,7 %
Gain maximal
650,00 €

Ce calculateur fournit des estimations à visée pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique : pour votre situation personnelle, consultez un conseiller en gestion de patrimoine, votre banque ou un expert-comptable.

Qu’est-ce qu’un call couvert ?

Un call couvert, ou achat-couvert (covered call), consiste à détenir des actions et à vendre une option d’achat (call) sur ces mêmes titres. L’acheteur de l’option vous verse une prime tout de suite. En échange, vous vous engagez à lui vendre vos actions au prix d’exercice s’il exerce l’option, généralement parce que le cours a dépassé ce prix à l’échéance. Les actions « couvrent » l’engagement : c’est pourquoi la stratégie passe pour prudente, comparée à la vente d’un call sans détenir les titres.

Sur Euronext Paris, la plupart des options sur actions portent sur 100 titres par contrat. Les options ne peuvent pas être logées dans un PEA : il faut un compte-titres ordinaire, avec un courtier qui donne accès aux dérivés.

Les résultats du calculateur

  • Prime encaissée = prime par action × nombre d’actions.
  • Point mort = cours − prime − dividendes. En dessous de ce cours à l’échéance, la position perd de l’argent.
  • Protection à la baisse = (prime + dividendes) ÷ cours : la baisse que l’action peut subir avant que vous soyez perdant.
  • Rendement statique = (prime + dividendes) ÷ (cours − prime) : le rendement si le cours finit exactement là où il a commencé.
  • Rendement en cas d’exercice = (prime + dividendes + prix d’exercice − cours) ÷ (cours − prime) : le rendement si les actions sont vendues au prix d’exercice. C’est le meilleur résultat possible.
  • Les chiffres annualisés multiplient chaque rendement par 365 ÷ nombre de jours jusqu’à l’échéance, pour comparer des options d’échéances différentes.

Exemple

Vous détenez 100 actions à 50 € et vendez un call à 45 jours, de prix d’exercice 55 €, pour 1,50 € par action :

  • Prime encaissée : 150 €
  • Point mort : 48,50 €, soit 3 % de protection
  • Rendement statique : 1,50 ÷ 48,50 = 3,09 %, environ 25,1 % annualisé
  • Rendement en cas d’exercice : (1,50 + 5) ÷ 48,50 = 13,40 %, environ 108,7 % annualisé
  • Gain maximal : 650 €

Les chiffres annualisés sont flatteurs, mais ils supposent de pouvoir répéter la même opération huit fois par an avec le même résultat, ce qui arrive rarement.

Le compromis

Le call couvert échange la hausse contre un revenu. Si l’action grimpe à 70 €, vous vendez quand même à 55 € et renoncez à 15 € de plus-value par action. Si elle tombe à 40 €, la prime ne fait qu’amortir la perte : vous perdez encore 8,50 € par action. La stratégie convient à des actions que vous êtes prêt à garder, dans un marché stable ou en légère hausse.

Choisir le prix d’exercice et l’échéance

  • Un prix d’exercice en dehors de la monnaie (au-dessus du cours) laisse de la marge à la hausse mais rapporte une prime plus faible.
  • Un prix d’exercice dans la monnaie rapporte et protège davantage, mais vous perdez sur les actions si elles sont exercées.
  • Les échéances courtes, de 30 à 45 jours, sont prisées car la valeur temps fond le plus vite dans les dernières semaines.

Fiscalité

Pour un particulier résidant en France, les gains sur options réalisés dans un compte-titres relèvent en principe du régime des plus-values mobilières, soumises au prélèvement forfaitaire unique ou, sur option, au barème progressif. Les options européennes ne peuvent pas être exercées avant l’échéance, contrairement aux options américaines. Renseignez-vous auprès de votre courtier ou d’un conseiller avant de vous lancer.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un call couvert ?

Une stratégie d'options qui consiste à détenir des actions et à vendre des options d'achat (calls) sur ces mêmes actions. On encaisse la prime tout de suite, en échange de l'engagement de vendre les titres au prix d'exercice si le cours le dépasse à l'échéance.

Quelle différence entre rendement statique et rendement en cas d'exercice ?

Le rendement statique suppose que le cours n'a pas bougé à l'échéance : vous gardez les actions et la prime. Le rendement en cas d'exercice suppose un cours au moins égal au prix d'exercice : vous gagnez aussi la hausse jusqu'au prix d'exercice, mais rien au-delà.

Quels sont les risques ?

La prime n'amortit qu'une petite baisse : si l'action chute fortement, vous supportez presque toute la perte. Si elle monte fortement, votre gain est plafonné au prix d'exercice. Les titres peuvent aussi être appelés avant l'échéance pour les options de type américain, surtout juste avant un dividende.

Peut-on vendre des calls couverts en France ?

Oui, via un courtier donnant accès aux options sur actions d'Euronext ou d'Eurex ; un contrat porte en général sur 100 actions. Les options ne sont pas éligibles au PEA : il faut un compte-titres ordinaire. Les primes encaissées sont imposées comme des plus-values mobilières.

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Résultats indicatifs fournis à titre d'information. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel.