Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Ce que mesure l’index d’androgènes libres
La plus grande partie de la testostérone du sang est liée à des protéines : fortement à la SHBG (protéine porteuse des hormones sexuelles) et faiblement à l’albumine. Seule la fraction libre et la part faiblement liée agissent sur les tissus. L’index d’androgènes libres (FAI, pour free androgen index) estime simplement la testostérone disponible en rapportant la testostérone totale à la SHBG.
La formule
FAI = 100 × testostérone totale (nmol/L) ÷ SHBG (nmol/L)
Les laboratoires français rendent la testostérone en nmol/L ou en ng/mL : pour passer des ng/mL aux nmol/L, multipliez par 3,467 (0,40 ng/mL = 1,39 nmol/L). Le calculateur convertit automatiquement selon l’unité choisie.
Exemple
Une femme avec une testostérone totale de 1,4 nmol/L et une SHBG de 50 nmol/L a un FAI de 100 × 1,4 ÷ 50 = 2,8.
| Population | FAI habituel |
|---|---|
| Femmes en âge de procréer | environ 0,5 à 5 |
| Femmes avec un syndrome des ovaires polykystiques | souvent au-delà de 5 |
| Hommes adultes | environ 30 à 150 |
Les valeurs de référence dépendent du laboratoire et de la technique de dosage : fiez-vous à celles indiquées sur votre compte rendu.
Quand l’utilise-t-on ?
- Chez la femme : pour rechercher une hyperandrogénie, notamment dans le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), où le FAI est l’un des marqueurs sanguins les plus sensibles. Les critères de Rotterdam retiennent les signes biologiques ou cliniques d’excès d’androgènes.
- Chez l’homme : le FAI est moins fiable, car la SHBG est plus basse et la testostérone plus élevée. On préfère la testostérone libre calculée (formule de Vermeulen) ou la testostérone biodisponible, souvent dosée en France.
Ce qui fait varier la SHBG
La SHBG augmente avec les œstrogènes, la pilule contraceptive, l’hyperthyroïdie, les maladies du foie et l’âge. Elle baisse avec l’obésité, l’insulinorésistance, l’hypothyroïdie et la prise d’androgènes. Une SHBG basse fait monter le FAI même si la testostérone totale est normale, ce qui explique le lien fréquent entre insulinorésistance et SOPK.
Le dosage se fait le matin, idéalement par spectrométrie de masse chez la femme, dont les taux sont bas. En dehors d’une contraception, le prélèvement est souvent demandé en début de cycle.