Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Qu’est-ce que l’IPI ?
Le lymphome B diffus à grandes cellules (LBDGC) est le plus fréquent des lymphomes agressifs de l’adulte. En 1993, un groupe international a publié l’index pronostique international (IPI) dans le New England Journal of Medicine. Il reste l’outil le plus utilisé pour décrire le pronostic du LBDGC au diagnostic, notamment dans les essais du groupe coopérateur français LYSA.
Les cinq facteurs de risque
Comptez 1 point pour chacun :
- Âge supérieur à 60 ans.
- Stade III ou IV d’Ann Arbor : atteinte des deux côtés du diaphragme ou d’organes.
- Indice OMS (ECOG) de 2 ou plus.
- LDH sériques supérieures à la normale.
- Plus d’un site extraganglionnaire, comme la moelle osseuse, le foie ou le tube digestif.
Groupes de risque
| IPI | Groupe | Survie globale à 5 ans, 1993 (avant le rituximab) |
|---|---|---|
| 0 à 1 | Faible | environ 73 % |
| 2 | Intermédiaire faible | environ 51 % |
| 3 | Intermédiaire élevé | environ 43 % |
| 4 à 5 | Élevé | environ 26 % |
L’ajout du rituximab à la chimiothérapie CHOP (R-CHOP) a amélioré la survie dans tous les groupes. En 2007, Sehn et ses collègues ont proposé l’IPI révisé (R-IPI) pour les patients traités par R-CHOP :
| R-IPI | Facteurs | Survie globale à 4 ans |
|---|---|---|
| Très bon | 0 | environ 94 % |
| Bon | 1 à 2 | environ 79 % |
| Mauvais | 3 à 5 | environ 55 % |
Exemple
Un patient de 68 ans avec un stade IV, des LDH élevées, un indice OMS à 1 et un seul site extraganglionnaire a 3 facteurs : IPI intermédiaire élevé et R-IPI mauvais.
Autres versions
- L’IPI ajusté à l’âge (aaIPI) ne retient que le stade, les LDH et l’indice OMS, pour les patients de 60 ans ou moins.
- Le NCCN-IPI (2014) découpe l’âge et les LDH en plusieurs niveaux et ne compte que certains sites extraganglionnaires.
Limites
Ces chiffres décrivent des groupes de patients et ne prédisent pas l’évolution d’une personne. Les caractéristiques biologiques, comme le type cellulaire d’origine ou les réarrangements de MYC et BCL2, et la réponse au traitement sur le TEP-scanner comptent aussi. Parlez du sens de tout score avec l’équipe d’hématologie.