Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Deux façons de décrire l’état général
En cancérologie, les médecins ont besoin d’un moyen simple de décrire l’autonomie du patient dans la vie quotidienne. Cela oriente le choix du traitement, l’inclusion dans les essais cliniques et le pronostic. Deux échelles sont utilisées partout :
- L’indice de Karnofsky (KPS), introduit en 1948, va de 100 (normal) à 0 (décès) par paliers de 10.
- L’échelle ECOG, de l’Eastern Cooperative Oncology Group, publiée par Oken en 1982, va de 0 à 5. L’Organisation mondiale de la santé utilise la même échelle : en France, on parle le plus souvent d’indice OMS ou de « PS » (performance status).
Table de correspondance
| OMS (ECOG) | Description | Karnofsky |
|---|---|---|
| 0 | Activité normale, sans restriction | 90 à 100 |
| 1 | Limité pour les efforts importants, travail léger possible | 70 à 80 |
| 2 | Debout plus de la moitié de la journée, autonome, ne peut pas travailler | 50 à 60 |
| 3 | Autonomie limitée, au lit ou au fauteuil plus de la moitié de la journée | 30 à 40 |
| 4 | Totalement dépendant, alité ou au fauteuil | 10 à 20 |
| 5 | Décédé | 0 |
La correspondance est approximative : les deux échelles ont été conçues séparément et les études montrent des chevauchements aux limites, en particulier entre Karnofsky 70 et 80.
Utilisation en pratique
- Choix du traitement : une chimiothérapie intensive est généralement réservée aux patients d’indice OMS 0 à 2. Les patients en OMS 3 ou 4 la tolèrent mal.
- Essais cliniques : la plupart exigent un indice OMS de 0 ou 1, parfois 2.
- Pronostic : un état général altéré est associé à une survie plus courte dans de nombreux cancers. L’indice fait partie de scores comme l’index pronostique international des lymphomes.
- Réunion de concertation pluridisciplinaire : l’indice OMS figure dans la fiche RCP présentée pour chaque patient.
Exemple
Un patient qui vit normalement mais se fatigue à l’effort, Karnofsky 80, est en OMS 1. La plage de Karnofsky correspondant à l’OMS 1 va de 70 à 80.
Limites
Les deux échelles sont en partie subjectives, et le médecin et le patient ne les cotent pas toujours de la même façon. Elles traduisent l’effet global de la maladie et des autres pathologies : il faut les réévaluer à chaque changement de l’état clinique.