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Portance d'une aile : force, vitesse de décrochage et coefficient de portance

Calculez la portance d'une aile à partir de la vitesse, de la surface alaire, du coefficient de portance et de l'altitude, ainsi que le coefficient nécessaire en palier et la vitesse de décrochage.

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Résultats

Portance

10 504

Au moins égale au poids : portance suffisante pour le vol en palier

Cz nécessaire pour le vol en palier

0,388

En dessous du Cz max

Vitesse de décrochage à cette masse et cette altitude

49

Vitesse vraie ; la vitesse indiquée de décrochage reste à peu près la même en altitude
Masse que cette portance peut soutenir
1 071
Pression dynamique
1 621,0
Charge alaire
64,2
Masse volumique de l'air
1,2250 kg/m³
Atmosphère type internationale, valable jusqu'à 11 000 m

Comment une aile porte un avion

Une aile qui avance dans l’air dévie l’écoulement vers le bas. D’après le principe des actions réciproques de Newton, l’air pousse l’aile vers le haut. Le même phénomène se traduit par une dépression sur l’extrados et une surpression sur l’intrados. Les ingénieurs résument tout cela dans une formule compacte, valable pour les ailes d’avion, les pales d’hélicoptère, les voiles, les foils et même les ailerons de voiture de course, qui appuient vers le bas.

La formule de la portance

Fz = ½ × ρ × V² × S × Cz

  • ρ est la masse volumique de l’air : 1,225 kg/m³ au niveau de la mer en atmosphère standard, moins en altitude.
  • V est la vitesse vraie.
  • S est la surface alaire, vue de dessus.
  • Cz est le coefficient de portance, qui dépend du profil et de l’incidence. Les anglophones le notent CL.

Le produit ½ρV² est la pression dynamique. La portance croît comme le carré de la vitesse : à incidence égale, deux fois plus vite donne quatre fois plus de portance.

Vol en palier et vitesse de décrochage

En palier stabilisé, la portance équilibre le poids. On en tire :

  • Cz nécessaire = m × g ÷ (½ρV²S), qui augmente quand l’avion ralentit ;
  • Vitesse de décrochage = √(2 m g ÷ (ρ × S × Cz max)), la vitesse en dessous de laquelle même le Cz maximal ne suffit plus à porter l’avion.

Exemple

Un avion léger quadriplace de 16,2 m² de surface alaire et 1 040 kg, à 100 kt au niveau de la mer :

  • Pression dynamique : 1 621 Pa
  • Portance avec Cz = 0,4 : environ 10 500 N, un peu plus que le poids
  • Cz nécessaire en palier : 0,388
  • Vitesse de décrochage avec Cz max = 1,6 : environ 49 kt
  • Charge alaire : 64 kg/m²

À 2 500 m d’altitude, l’air est environ 22 % moins dense : la vitesse vraie de décrochage augmente d’environ 13 %.

Ce qui fait varier le Cz

  • L’incidence : le Cz augmente à peu près linéairement, d’environ 0,1 par degré pour une aile classique, jusqu’au décollement des filets d’air et au décrochage, en général vers 15 à 18°.
  • Les volets et becs modifient le profil et augmentent le Cz max : l’avion peut voler lentement au décollage et à l’atterrissage.
  • La contamination : givre, glace ou même insectes sur le bord d’attaque abaissent nettement le Cz max. C’est pourquoi une aile doit être propre et dégivrée avant le décollage.

Limites

Le calculateur utilise l’atmosphère type internationale jusqu’à 11 000 m et suppose un écoulement incompressible, ce qui est précis en dessous d’environ Mach 0,3. Les performances réelles d’un avion figurent dans son manuel de vol, qui tient compte de la masse, des volets, de l’inclinaison et du centrage.

Questions fréquentes

Quelle est la formule de la portance ?

Fz = ½ × ρ × V² × S × Cz, où ρ est la masse volumique de l'air, V la vitesse vraie, S la surface alaire et Cz le coefficient de portance. Le terme ½ρV² est la pression dynamique, celle qu'exercerait l'air en mouvement si on l'arrêtait.

Quelle est la valeur habituelle du Cz ?

En croisière, un avion léger vole avec un Cz d'environ 0,3 à 0,5. Une aile lisse atteint son maximum, environ 1,3 à 1,7, juste avant le décrochage. Les volets portent ce maximum à 2 ou plus, ce qui réduit la vitesse de décrochage à l'atterrissage.

Pourquoi la portance dépend-elle du carré de la vitesse ?

L'aile dévie l'air vers le bas, et la masse d'air traitée chaque seconde comme la vitesse qui lui est donnée augmentent avec la vitesse de vol. Doubler la vitesse multiplie la portance par quatre à incidence égale : c'est pourquoi un avion rapide vole avec une faible incidence.

Pourquoi la vitesse de décrochage augmente-t-elle en altitude ?

L'air est moins dense : l'aile doit aller plus vite, en vitesse vraie, pour produire la même portance. L'anémomètre mesure la pression dynamique, donc la vitesse indiquée de décrochage reste à peu près la même, et c'est elle que le pilote surveille.

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Résultats indicatifs fournis à titre d'information. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel.