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Prêt in fine : mensualité et coût réel

Calculez les intérêts mensuels d'un prêt in fine, leur coût total, la comparaison avec un prêt amortissable et l'épargne mensuelle nécessaire pour rembourser le capital à l'échéance.

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Résultats

Mensualité d'intérêts

950,00 €

Total des intérêts sur la durée

171 000 €

Capital à rembourser à l'échéance
300 000 €
Mensualité d'un prêt amortissable équivalent
2 189,12 €
Total des intérêts du prêt amortissable
94 041 €
Le prêt in fine coûte plus d'intérêts car le capital dû ne baisse jamais
Épargne mensuelle pour reconstituer le capital
1 321,74 €
Intérêts plus épargne dépassent la mensualité amortissable
Effort mensuel avec l'épargne
2 271,74 €

Ce calculateur fournit des estimations à visée pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique : pour votre situation personnelle, consultez un conseiller en gestion de patrimoine, votre banque ou un expert-comptable.

Le principe du prêt in fine

Dans un prêt amortissable classique, chaque mensualité paie les intérêts et rembourse une partie du capital, si bien que la dette s’éteint à la dernière échéance. Dans un prêt in fine, les mensualités ne couvrent que les intérêts (et l’assurance emprunteur). Le capital reste dû en totalité et se rembourse en une seule fois à la fin du prêt.

En pratique, la banque exige une garantie de ce remboursement : le plus souvent le nantissement d’un contrat d’assurance-vie ou d’un portefeuille, souvent alimenté dès le départ d’une part importante du capital, puis par des versements réguliers.

Les formules

  • Mensualité d’intérêts = capital × taux annuel ÷ 12.
  • Coût total des intérêts = mensualité × nombre de mois.
  • Mensualité d’un prêt amortissable, pour comparer : C × i ÷ (1 − (1 + i)⁻ⁿ), avec i le taux mensuel et n le nombre de mois.
  • Épargne mensuelle pour reconstituer le capital à un rendement mensuel j : C × j ÷ ((1 + j)ⁿ − 1).

Exemple

Un prêt in fine de 300 000 € à 3,8 % sur 15 ans :

  • Mensualité d’intérêts : 300 000 × 0,038 ÷ 12 = 950 € par mois.
  • Intérêts sur 15 ans : 171 000 €, et les 300 000 € restent dus à l’échéance.
  • Un prêt amortissable au même taux et sur la même durée coûterait 2 189,12 € par mois, pour environ 94 041 € d’intérêts au total.
  • Pour disposer de 300 000 € dans 15 ans sur un placement à 3 % net, il faudrait épargner 1 321,74 € par mois. Intérêts et épargne réunis représentent 2 271,74 €, un peu plus que la mensualité amortissable.

Le prêt in fine n’est donc avantageux que si le placement nanti rapporte, après frais et fiscalité, davantage que le coût du crédit, ou si la fiscalité des intérêts change la donne.

Pour qui ?

  • L’investissement locatif au régime réel : les intérêts d’emprunt se déduisent des revenus fonciers. Comme ils restent élevés et constants pendant toute la durée, la déduction l’est aussi, ce qui intéresse les contribuables fortement imposés.
  • Les emprunteurs qui disposent déjà d’une épargne qu’ils ne souhaitent pas liquider, par exemple une assurance-vie ancienne à la fiscalité avantageuse.
  • Les crédits relais, qui sont aussi remboursés en une fois, à la vente du bien.

Pour une résidence principale, le prêt in fine est rarement intéressant : les intérêts ne sont pas déductibles et le coût total est plus élevé.

Les risques

  • Le risque de placement : les unités de compte d’une assurance-vie peuvent baisser, et le capital constitué peut ne pas suffire à l’échéance.
  • Le coût total : on paie des intérêts sur la totalité du capital pendant toute la durée.
  • L’accès au crédit : les banques réservent souvent ce prêt à une clientèle patrimoniale et l’intègrent dans le calcul du taux d’endettement plafonné à 35 % par le Haut Conseil de stabilité financière.

Demandez toujours le TAEG, qui inclut l’assurance et les frais, et comparez-le avec celui d’un prêt amortissable.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un prêt in fine ?

Un prêt dont les échéances ne couvrent que les intérêts : le capital emprunté reste dû en totalité et se rembourse en une fois à la dernière échéance. La banque exige presque toujours une garantie, le plus souvent un contrat d'assurance-vie nanti alimenté pendant la durée du prêt.

Pourquoi coûte-t-il plus d'intérêts ?

Parce que l'on paie des intérêts sur la totalité du capital pendant toute la durée. Dans l'exemple, 300 000 € à 3,8 % sur 15 ans coûtent 171 000 € d'intérêts, contre environ 94 041 € pour un prêt amortissable de même taux et de même durée, hors assurance.

Pour qui le prêt in fine est-il intéressant ?

Surtout pour l'investissement locatif avec une fiscalité au régime réel : les intérêts, constants et élevés, se déduisent des revenus fonciers. Il convient aussi aux emprunteurs qui disposent déjà d'une épargne à nantir. Pour une résidence principale, il est rarement avantageux.

À quoi sert la colonne épargne ?

À montrer combien il faut placer chaque mois, à un rendement donné, pour disposer du capital à l'échéance. Ajoutez-la aux intérêts pour comparer l'effort mensuel réel avec un prêt amortissable. Le rendement d'une assurance-vie n'est pas garanti sur les unités de compte.

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Résultats indicatifs fournis à titre d'information. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel.