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Échelle de Braden : évaluer le risque d'escarre

Cotez les six sous-échelles de Braden (perception sensorielle, humidité, activité, mobilité, nutrition, frottements) pour estimer le risque d'escarre d'un patient.

Mis à jour le
Vos paramètres

Résultats

Score de Braden

16 / 23

15 à 18 : risque faible
Sous-échelle la plus basse
2
Ciblez la prévention sur les items les plus bas

Comment se forme une escarre

Quand une personne reste longtemps couchée ou assise dans la même position, la peau et les tissus situés sur les reliefs osseux (sacrum, talons, hanches) sont comprimés entre l’os et le support. La circulation diminue et, en quelques heures, les tissus peuvent commencer à se nécroser. Ces escarres sont douloureuses, longues à guérir et en grande partie évitables. L’échelle de Braden, mise au point par les infirmières américaines Barbara Braden et Nancy Bergstrom en 1987, repère les patients qui ont le plus besoin de prévention. Elle est largement utilisée en France à l’hôpital, en EHPAD et à domicile, aux côtés des échelles de Norton et de Waterlow.

Les six sous-échelles

Sous-échelle Ce qu’elle évalue Score
Perception sensorielle Capacité à ressentir et exprimer une gêne 1–4
Humidité Fréquence de la peau mouillée (sueur, urines, écoulements) 1–4
Activité Alité, au fauteuil, marche occasionnelle ou fréquente 1–4
Mobilité Capacité à changer de position seul 1–4
Nutrition Apports alimentaires habituels 1–4
Frottements et cisaillement Glissement au lit ou au fauteuil, aide nécessaire 1–3

Le total va de 6 à 23. Plus il est bas, plus le risque est élevé.

Exemple chiffré

Une patiente âgée opérée d’une fracture du col du fémur ressent la douleur mais l’exprime difficilement (perception 3), est parfois humide (humidité 3), passe l’essentiel de la journée au fauteuil (activité 2), bouge un peu seule (mobilité 3), mange la plupart de ses repas (nutrition 3) et glisse de temps en temps dans le fauteuil (frottements 2). Le score est de 16 : risque faible. Les sous-échelles les plus basses, activité et frottements, indiquent où agir : coussin d’aide à la prévention, programme de changements de position et aide pour se redresser sans glisser.

Niveaux de risque

  • 19 à 23 : pas de risque particulier.
  • 15 à 18 : risque faible.
  • 13 à 14 : risque modéré.
  • 10 à 12 : risque élevé.
  • 9 ou moins : risque très élevé.

Beaucoup d’établissements déclenchent la prévention à partir de 18. Le score accompagne le jugement clinique et l’observation quotidienne de la peau, il ne les remplace pas.

Prévention

  • Changements de position réguliers, souvent toutes les deux à trois heures au lit, plus souvent en cas de risque très élevé.
  • Supports adaptés : matelas et coussins d’aide à la prévention des escarres, pris en charge sur prescription.
  • Talons en décharge, avec un coussin sous les mollets.
  • Gestion de l’humidité : toilette rapide après une incontinence, protection cutanée.
  • Nutrition et hydratation : apports en protéines, calories et eau ; avis diététique si les apports sont faibles.
  • Pas de frottement : soulever le patient avec une alèse plutôt que le tirer, limiter l’inclinaison du dossier du lit.

Inspectez la peau chaque jour, surtout au sacrum, aux talons, aux hanches et à l’arrière de la tête. Une rougeur qui ne blanchit pas à la pression est un signe d’alerte.

Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'échelle de Braden ?

Un outil de prédiction du risque d'escarre, mis au point par Barbara Braden et Nancy Bergstrom en 1987. Les soignants cotent six domaines : perception sensorielle, humidité, activité, mobilité, nutrition, frottements et cisaillement. Elle est très utilisée dans les hôpitaux et EHPAD français, avec les échelles de Norton et de Waterlow.

Comment la coter ?

Cinq sous-échelles sont cotées de 1 à 4 et les frottements de 1 à 3, soit un total de 6 à 23. Plus le score est bas, plus le risque est élevé : 9 ou moins très élevé, 10 à 12 élevé, 13 à 14 modéré, 15 à 18 faible, 19 ou plus pas de risque particulier.

À quelle fréquence la refaire ?

À l'admission, puis à intervalles réguliers fixés par chaque établissement, souvent chaque jour à l'hôpital et à chaque changement d'état, par exemple après une chirurgie ou une perte de mobilité.

Comment prévenir les escarres ?

Changements de position réguliers, matelas ou coussin d'aide à la prévention, talons en décharge, peau propre et sèche, apports nutritionnels et hydriques suffisants, et transferts en soulevant plutôt qu'en faisant glisser le patient. La prévention cible les sous-échelles les plus basses.

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Résultats indicatifs fournis à titre d'information. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel.