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Score BISAP : gravité d'une pancréatite aiguë dans les 24 premières heures

Calculez le score BISAP (Bedside Index for Severity in Acute Pancreatitis) à partir de cinq critères simples pour estimer le risque de décès à l'hôpital.

Mis à jour le
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Résultats

Score BISAP

2

0 à 2 : risque plus faible

Mortalité hospitalière observée pour ce score

1,6 %

Pourquoi évaluer la gravité tôt

La plupart des pancréatites aiguës sont bénignes et guérissent en quelques jours, mais environ une sur cinq devient sévère, avec défaillance d’organe ou nécrose du pancréas. Repérer tôt les patients à risque aide à décider du niveau de surveillance et de soins. Le score BISAP (Bedside Index for Severity in Acute Pancreatitis), publié par Wu et ses collègues en 2008, utilise cinq informations disponibles dans les 24 premières heures.

Les cinq critères

Chaque critère présent compte 1 point :

Lettre Critère
B Urée sanguine élevée : azote uréique (BUN) supérieur à 25 mg/dL, soit une urée supérieure à 8,9 mmol/L environ
I Troubles de la conscience : score de Glasgow inférieur à 15
S SIRS : au moins deux critères parmi température < 36 °C ou > 38 °C, pouls > 90/min, fréquence respiratoire > 20/min ou PaCO₂ < 32 mmHg, leucocytes < 4 G/L ou > 12 G/L ou plus de 10 % de formes immatures
A Âge supérieur à 60 ans
P Épanchement pleural à l’imagerie

Mortalité selon le score

Dans l’étude d’origine, la mortalité hospitalière augmentait régulièrement avec le score :

BISAP Mortalité
0 environ 0,1 %
1 environ 0,4 %
2 environ 1,6 %
3 environ 3,6 %
4 environ 7,4 %
5 environ 9,5 %

Un score de 3 ou plus est aussi associé à un risque accru de défaillance d’organe, persistante ou non, et de nécrose pancréatique.

Exemple

Un patient de 68 ans avec une urée à 11 mmol/L et aucun autre critère obtient 2 points, avec une mortalité observée d’environ 1,6 %.

Comparaison avec les autres scores

  • Le score de Ranson (1974) nécessite des données à l’admission et à 48 heures.
  • L’APACHE II est précis mais demande de nombreuses variables.
  • Le score de Balthazar (index de sévérité au scanner) nécessite une imagerie, en général après 72 heures ; il reste très utilisé en France.

L’intérêt du BISAP est sa simplicité. Sa capacité à prédire le décès est globalement comparable à celle des scores plus complexes.

Limites

  • La pancréatite évolue : un score bas le premier jour n’exclut pas une aggravation, et le patient est réévalué régulièrement.
  • La classification d’Atlanta révisée définit la gravité par une défaillance d’organe de plus de 48 heures et par les complications locales, qu’aucun score d’admission ne prédit parfaitement.
  • Les chiffres de mortalité proviennent de cohortes précises et peuvent différer dans d’autres contextes.

Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le score BISAP ?

Un score sur 5 points pour la pancréatite aiguë, publié en 2008, qui utilise des données disponibles dans les 24 premières heures : urée, troubles de la conscience, SIRS, âge supérieur à 60 ans et épanchement pleural.

À partir de quel score le risque est-il élevé ?

Un score de 3 ou plus est associé à un risque accru de défaillance d'organe, de nécrose pancréatique et de décès.

Comment se compare-t-il au score de Ranson ?

Le score de Ranson nécessite 48 heures de données, alors que le BISAP se calcule dès l'admission. Leur capacité à prédire le décès est globalement comparable. En France, on utilise aussi le score de Balthazar au scanner.

Un score bas signifie-t-il une pancréatite bénigne ?

Pas forcément. La pancréatite peut s'aggraver dans les premiers jours : le patient est réévalué régulièrement quel que soit le score initial.

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