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Score de Genève révisé : probabilité clinique d'embolie pulmonaire

Estimez la probabilité clinique d'embolie pulmonaire avec le score de Genève révisé, à partir de huit éléments objectifs.

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Résultats

Score de Genève révisé

8

4 à 10 : probabilité clinique intermédiaire

Proportion de patients avec embolie pulmonaire dans ce groupe (étude de validation)

28 %

Points pour la fréquence cardiaque
3
Étape habituelle : dosage des D-dimères ; imagerie seulement s'ils sont positifs

Évaluer méthodiquement un diagnostic grave

L’embolie pulmonaire, un caillot bloqué dans les artères des poumons, est difficile à reconnaître : essoufflement, douleur thoracique et accélération du cœur ont bien d’autres causes. Faire un angioscanner à tout le monde exposerait inutilement de nombreux patients aux rayons et au produit de contraste. Les règles de prédiction clinique classent d’abord les patients par niveau de probabilité.

Le score de Genève révisé, publié en 2006 par une équipe suisse et française (Genève, Angers, Paris, Brest), n’utilise que des éléments objectifs : deux médecins qui examinent le même patient doivent obtenir le même score.

Les items

Élément Points
Âge supérieur à 65 ans 1
Antécédent de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire 3
Chirurgie sous anesthésie générale ou fracture d’un membre inférieur dans le mois 2
Cancer actif, ou guéri depuis moins d’un an 2
Douleur d’un membre inférieur 3
Hémoptysie 2
Fréquence cardiaque de 75 à 94 par minute 3
Fréquence cardiaque de 95 ou plus 5
Douleur à la palpation veineuse profonde et œdème unilatéral 4

Niveaux de probabilité

  • 0 à 3 points : probabilité faible ; environ 8 % des patients de l’étude de validation avaient une embolie pulmonaire.
  • 4 à 10 points : probabilité intermédiaire, environ 28 %.
  • 11 points ou plus : probabilité forte, environ 74 %.

Exemple

Un patient opéré du genou il y a trois semaines (2 points) a une douleur du mollet (3 points) et une fréquence cardiaque de 88 (3 points). Le score vaut 8, probabilité intermédiaire : dans l’étude d’origine, environ 28 % de ces patients avaient une embolie pulmonaire. L’étape suivante est en général le dosage des D-dimères. Normaux, ils rendent le diagnostic très improbable ; élevés, ils conduisent à l’imagerie, angioscanner thoracique ou scintigraphie pulmonaire.

Et le score de Wells ?

Le score de Wells, plus utilisé en Amérique du Nord, contient un item subjectif (« un autre diagnostic est moins probable ») qui pèse lourd. Les deux règles ont une précision comparable, et les recommandations européennes acceptent l’une ou l’autre. Une version simplifiée du score de Genève attribue 1 point par item, et 2 points pour une fréquence cardiaque de 95 ou plus.

Limites

Le score a été construit pour les patients vus aux urgences. Il n’est pas validé chez la femme enceinte ni chez les patients déjà hospitalisés, et ne remplace pas l’évaluation médicale. En cas d’essoufflement brutal ou de douleur thoracique, appelez le 15.

Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le score de Genève révisé ?

Une règle de prédiction clinique publiée par Le Gal et ses collègues en 2006, à Genève, pour estimer la probabilité d'embolie pulmonaire. Elle utilise l'âge, les antécédents, une chirurgie récente, le cancer, les signes aux jambes, l'hémoptysie et la fréquence cardiaque, sans élément subjectif.

Comment la fréquence cardiaque est-elle cotée ?

0 point en dessous de 75 battements par minute, 3 points de 75 à 94 et 5 points à partir de 95.

Quelle différence avec le score de Wells ?

Le score de Wells comprend l'item « l'embolie pulmonaire est le diagnostic le plus probable », qui dépend du jugement du médecin. Le score de Genève révisé n'utilise que des éléments objectifs, ce qui le rend plus reproductible. Les deux sont recommandés par les sociétés savantes européennes.

Que se passe-t-il après le score ?

Avec une probabilité faible ou intermédiaire, des D-dimères normaux écartent en général l'embolie pulmonaire. Avec une probabilité forte, ou des D-dimères positifs, on réalise le plus souvent un angioscanner thoracique. En cas d'essoufflement brutal ou de douleur thoracique, appelez le 15.

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Résultats indicatifs fournis à titre d'information. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel.