La pression artérielle moyenne (PAM) est la pression moyenne qui pousse le sang dans les artères sur un battement cardiaque. Les médecins s’en servent, plus que de la seule tension, pour juger si les organes sont bien perfusés. Ce calculateur donne la PAM, la pression pulsée, sa part de la systolique et, si vous ajoutez le débit cardiaque, les résistances vasculaires systémiques.
Comment se fait le calcul
- Pression pulsée = systolique − diastolique
- PAM = diastolique + (systolique − diastolique) ÷ 3
- Part de la pression pulsée = pression pulsée ÷ systolique × 100
- Résistances vasculaires = 80 × (PAM − pression veineuse centrale) ÷ débit cardiaque
Exemple
Une tension de 120/80 mmHg donne une pression pulsée de 40 mmHg et une PAM de 93 mmHg, dans la normale. La pression pulsée représente 33 % de la systolique. Avec une pression veineuse centrale de 5 mmHg et un débit cardiaque de 5 L/min, les résistances valent 80 × 88,3 ÷ 5 = 1 413 dyn·s/cm⁵, un peu au-dessus de la fourchette habituelle de 800 à 1 200.
Pourquoi c’est utile
La PAM indique si la perfusion du cerveau et des reins est assurée : c’est une cible dans le sepsis et le choc. Pour un particulier, une pression pulsée qui augmente au fil des ans peut suggérer une rigidité des artères, à évoquer avec son médecin.
À savoir
Ce calculateur est donné à titre d’information et ne pose aucun diagnostic. Les mesures à domicile varient avec la position, le stress, la caféine et la taille du brassard. Les résistances demandent un débit cardiaque mesuré, en général par un monitorage hospitalier. Faites interpréter toute valeur inquiétante par un professionnel de santé. Une mesure isolée n’est qu’un instantané : la tension varie au cours de la journée, et plusieurs mesures au repos, à la même heure, donnent une meilleure image qu’une seule. Consultez en urgence en cas de valeur très basse avec vertiges, confusion ou malaise.
Outils liés
Le calculateur de pression de perfusion cérébrale soustrait la pression intracrânienne de la PAM, celui du débit cardiaque donne le débit, et celui de l’indice de choc compare la fréquence cardiaque à la systolique.