Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Le traitement de l’asthme vise le contrôle de la maladie : peu ou pas de symptômes, des activités normales et aucune crise grave. La Global Initiative for Asthma (GINA), dont les recommandations sont mises à jour chaque année et servent de référence en France, propose quatre questions simples portant sur les quatre dernières semaines pour évaluer le contrôle des symptômes chez l’adulte et l’adolescent.
Les quatre questions
Au cours des 4 dernières semaines, le patient a-t-il eu :
- des symptômes d’asthme dans la journée plus de deux fois par semaine ?
- au moins un réveil nocturne dû à l’asthme ?
- besoin de son traitement de secours (bronchodilatateur) plus de deux fois par semaine, en dehors de la prise avant l’effort ?
- une limitation de ses activités à cause de l’asthme ?
| Réponses oui | Niveau de contrôle |
|---|---|
| 0 | asthme bien contrôlé |
| 1 à 2 | partiellement contrôlé |
| 3 à 4 | non contrôlé |
Exemple
Une personne qui a des symptômes presque tous les jours et prend son bronchodilatateur de secours trois ou quatre fois par semaine, mais dort bien et garde ses activités, répond oui deux fois : asthme partiellement contrôlé.
Les symptômes ne disent pas tout
La GINA évalue séparément le risque futur. Avoir fait au moins une exacerbation sévère dans l’année (ayant nécessité des corticoïdes par voie orale, un passage aux urgences ou une hospitalisation) est le meilleur facteur prédictif de la suivante. D’autres facteurs comptent : symptômes non contrôlés, absence de corticoïde inhalé, mauvaise technique d’inhalation, tabagisme, obésité, fonction respiratoire basse et usage fréquent du traitement de secours (trois flacons ou plus par an).
Que faire du résultat ?
- Asthme contrôlé : poursuivez le traitement et faites-le réévaluer au moins une fois par an.
- Partiellement ou non contrôlé : avant d’augmenter le traitement, votre médecin ou votre pharmacien vérifiera la technique d’inhalation, l’observance, les facteurs déclenchants (allergènes, tabac, reflux) et l’origine réelle des symptômes.
- Chaque patient devrait disposer d’un plan d’action écrit indiquant quoi faire quand les symptômes s’aggravent.
La GINA déconseille désormais de traiter l’adulte et l’adolescent par un bronchodilatateur seul : un corticoïde inhalé à faible dose, souvent associé au formotérol, réduit les crises sévères.
Urgence
Appelez le 15 en cas d’essoufflement empêchant de finir ses phrases, de lèvres bleutées ou de traitement de secours peu ou pas efficace.