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SRIS : le patient remplit-il les critères de réponse inflammatoire systémique ?

Comparez la température, la fréquence cardiaque, la respiration et les leucocytes aux quatre critères du SRIS ; deux critères ou plus définissent le syndrome.

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Critères du SRIS présents

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SRIS avec infection : sepsis selon l'ancienne définition ; rechercher sans délai une défaillance d'organe (qSOFA, SOFA)
Critère température
1
Critère fréquence cardiaque
1
Critère respiratoire
0
Critère leucocytes
1

Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Qu’est-ce que le SRIS ?

Le syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS, ou SIRS en anglais) décrit la réaction générale de l’organisme à une agression grave, infectieuse ou non. Il a été défini en 1991 par une conférence de consensus de l’American College of Chest Physicians et de la Society of Critical Care Medicine, avec les premières définitions du sepsis, du sepsis grave et du choc septique.

Les quatre critères

Critère Seuil
température supérieure à 38 °C ou inférieure à 36 °C
fréquence cardiaque supérieure à 90/min
respiration fréquence respiratoire supérieure à 20/min ou PaCO₂ inférieure à 32 mmHg (4,3 kPa)
leucocytes plus de 12 G/L, moins de 4 G/L, ou plus de 10 % de formes immatures

Le SRIS est présent quand au moins 2 des 4 critères sont réunis.

Du SRIS au sepsis

Selon les définitions de 1991, un SRIS dû à une infection suspectée ou confirmée était un sepsis ; un sepsis avec défaillance d’organe, un sepsis grave ; et un sepsis avec hypotension persistante malgré le remplissage, un choc septique.

En 2016, la troisième conférence de consensus internationale (Sepsis-3), adoptée en France par la SRLF et la SFAR, a changé ces définitions. Comme beaucoup d’infections banales remplissent les critères du SRIS, et que certains sepsis graves ne les remplissent pas, le sepsis est désormais défini comme une défaillance d’organe menaçant la vie, causée par une réponse inappropriée de l’hôte à une infection, et repérée par une hausse d’au moins 2 points du score SOFA. Le terme de « sepsis grave » a disparu. Le qSOFA a été proposé comme outil d’alerte au lit du patient.

Exemple

Un patient à 38,6 °C, avec un pouls à 104/min, une fréquence respiratoire à 18/min et 13,5 G/L de leucocytes remplit 3 critères. Avec une infection urinaire suspectée, il avait un sepsis selon l’ancienne définition. Aujourd’hui, l’étape suivante est de rechercher une défaillance d’organe : pression artérielle, vigilance, oxygénation, fonction rénale, plaquettes, bilirubine et lactates.

Pourquoi le SRIS reste utile

  • Il est très sensible et rapide : beaucoup de services d’urgence l’utilisent encore pour dépister un sepsis possible.
  • Il s’applique aussi aux causes non infectieuses comme la pancréatite, les brûlures, les traumatismes ou la chirurgie lourde.

Limites

Le SRIS manque de spécificité : un effort, une douleur, une angoisse ou une infection bénigne suffisent souvent à remplir deux critères. Il doit déclencher un examen clinique, jamais le remplacer. Dans le sepsis, des antibiotiques et un remplissage précoces restent essentiels.

Questions fréquentes

Quels sont les critères du SRIS ?

Quatre signes de réponse inflammatoire systémique définis en 1991 par une conférence de consensus américaine : température supérieure à 38 °C ou inférieure à 36 °C, fréquence cardiaque supérieure à 90/min, fréquence respiratoire supérieure à 20/min ou PaCO₂ inférieure à 32 mmHg, leucocytes supérieurs à 12 000 ou inférieurs à 4 000/mm³ ou plus de 10 % de formes immatures.

Le SRIS est-il la même chose que le sepsis ?

Non. Un SRIS peut venir d'une infection, mais aussi d'un traumatisme, de brûlures, d'une pancréatite ou d'une chirurgie. Selon les anciennes définitions, un SRIS d'origine infectieuse était appelé sepsis. Depuis 2016, la définition Sepsis-3, adoptée par la SRLF et la SFAR, abandonne le SRIS et définit le sepsis comme une défaillance d'organe liée à une infection, mesurée par le score SOFA.

Pourquoi utiliser encore les critères du SRIS ?

Ils sont rapides et sensibles : beaucoup de services d'urgence et d'hospitalisation s'en servent encore pour dépister un sepsis possible, en complément du qSOFA, du score NEWS2 et du dosage des lactates.

Quelles sont les limites du SRIS ?

Il manque de spécificité : de nombreux patients avec une infection simple, ou après un effort ou une angoisse, remplissent deux critères. Inversement, environ un patient sur huit en sepsis grave en réanimation n'en remplit pas deux. Le jugement clinique reste indispensable.

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