Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Pourquoi dépister la dépression périnatale ?
La dépression touche environ une femme sur six deux mois après la naissance, selon l’enquête nationale périnatale de 2021. Elle est différente du baby blues, qui passe en deux semaines, et peut retentir sur la mère, le bébé et toute la famille. Elle se soigne bien. L’échelle de dépression postnatale d’Édimbourg (EPDS), créée par Cox, Holden et Sagovsky en 1987, est le questionnaire de repérage le plus utilisé, et une version française a été validée par Guedeney et Fermanian.
Fonctionnement
L’EPDS compte 10 questions sur les 7 derniers jours. Chaque réponse vaut de 0 à 3 points, pour un total de 0 à 30. Certaines questions sont cotées à l’envers, si bien que l’ordre des réponses compte ; le calculateur s’en charge. Les questions 3, 4 et 5, sur la culpabilité, l’inquiétude et la panique, forment un sous-score d’anxiété.
Interprétation
- Moins de 10 : dépression peu probable ; refaites le questionnaire si le mal-être persiste.
- 10 ou 11 : dépression possible ; parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme et refaites le test dans deux semaines.
- 12 ou plus : dépression probable selon la validation française ; consultez rapidement pour une évaluation.
La question 10, sur les idées de se faire du mal, compte à part. Toute réponse autre que « jamais » doit conduire à en parler dès aujourd’hui : appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24 h/24, ou le 15 ou le 112 en cas d’urgence.
Exemple
Une jeune mère dont les réponses totalisent 8, avec un sous-score d’anxiété de 4, est sous le seuil de dépression, mais devrait évoquer ses inquiétudes persistantes lors de sa prochaine consultation.
Se faire aider
L’EPDS repère, elle ne diagnostique pas. Psychothérapie, groupes de parole et, si besoin, traitement compatible avec l’allaitement sont efficaces. En France, l’entretien postnatal précoce, obligatoire entre la 4e et la 8e semaine après l’accouchement, et le second entretien qui peut être proposé entre la 10e et la 14e semaine, permettent d’en parler avec une sage-femme ou un médecin. La PMI peut aussi vous accompagner. Le conjoint peut également souffrir de dépression périnatale.