Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Les personnes atteintes de démence avancée ne peuvent souvent pas décrire leur douleur, et une douleur non traitée peut se manifester par de l’agitation, un refus de soins ou un repli. L’échelle PAINAD (Pain Assessment in Advanced Dementia) a été mise au point par Victoria Warden, Ann Hurley et Ladislav Volicer dans un hôpital de vétérans américain et publiée en 2003. Elle est assez simple pour être remplie en quelques minutes par les infirmiers et les aides-soignants.
Les cinq items
| Item | 0 | 1 | 2 |
|---|---|---|---|
| Respiration, indépendamment des vocalisations | normale | parfois laborieuse, brève hyperventilation | bruyante et laborieuse, hyperventilation prolongée, Cheyne-Stokes |
| Vocalisations négatives | aucune | gémissement occasionnel, paroles basses à tonalité négative | appels répétés et agités, gémissements forts, pleurs |
| Expression du visage | souriant ou inexpressif | triste, effrayé, sourcils froncés | grimace |
| Langage corporel | détendu | tendu, va-et-vient agité, ne tient pas en place | rigide, poings serrés, genoux repliés, repousse, frappe |
| Réconfort | inutile | distrait ou rassuré par la voix ou le toucher | impossible à réconforter, distraire ou rassurer |
Le total va de 0 à 10.
Lecture du score
- 0 : aucun signe de douleur.
- 1 à 3 : douleur légère.
- 4 à 6 : douleur modérée.
- 7 à 10 : douleur intense.
Ces seuils sont d’usage courant, même si les auteurs n’ont pas validé de valeurs exactes. L’évolution dans le temps et la réponse au traitement comptent le plus.
Comment évaluer
Observez la personne environ cinq minutes, de préférence au repos et pendant une activité comme un transfert, la toilette ou la marche. Cotez ce que vous voyez, puis comparez avec les scores précédents et avec ce que la famille et l’équipe savent du comportement habituel.
En France
En EHPAD et en gériatrie, on utilise aussi des échelles conçues en France, comme Algoplus pour la douleur aiguë et Doloplus pour la douleur chronique. Le choix dépend des habitudes du service ; l’essentiel est d’utiliser toujours la même échelle chez une même personne.
Exemple
Un résident qui respire parfois difficilement (1), gémit de temps en temps (1), fronce les sourcils (1) et s’agite (1) mais se calme quand on lui parle (0) obtient 4 : douleur modérée, qui justifie d’en chercher la cause et de proposer un antalgique.
Limites
L’angoisse, la faim, la peur, une confusion ou une rétention urinaire produisent les mêmes comportements que la douleur. Un score bas n’exclut pas la douleur chez une personne qui se replie.