Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
La force de préhension, mesurée avec un dynamomètre à main, est un reflet simple de la force musculaire globale. Une force basse est associée à la perte d’autonomie, à des hospitalisations plus longues et à une mortalité plus élevée, et c’est la première étape du diagnostic de sarcopénie, la perte de force et de masse musculaires liée à l’âge.
Comment se fait la mesure
- Asseyez-vous, le coude fléchi à 90 degrés, l’avant-bras et le poignet en position neutre (protocole de Southampton).
- Réglez la poignée du dynamomètre à la taille de la main.
- Serrez le plus fort possible pendant environ trois secondes.
- Faites trois essais de chaque main, en alternant, et gardez le meilleur résultat.
Le dynamomètre de Jamar, le plus utilisé, affiche les kilogrammes.
Seuils de force basse
| Homme | Femme | |
|---|---|---|
| EWGSOP2 (Europe, 2019) | moins de 27 kg | moins de 16 kg |
| FNIH (États-Unis) | moins de 26 kg | moins de 16 kg |
| AWGS (Asie, 2019) | moins de 28 kg | moins de 18 kg |
La force de préhension culmine vers 30 à 40 ans, autour de 50 kg en moyenne chez l’homme et 30 kg chez la femme dans de grandes données britanniques, puis diminue lentement.
Exemple
Un homme dont les meilleurs essais sont de 32 kg à droite et 29 kg à gauche a une force de préhension de 32 kg, soit 19 % au-dessus du seuil de 27 kg. L’écart de 9 % entre ses mains reste dans la norme.
Sarcopénie probable
Dans l’algorithme de l’EWGSOP2, une force basse (ou un test des 5 levers de chaise de plus de 15 secondes) signe une sarcopénie probable. Le diagnostic est confirmé par la mesure de la masse musculaire, par exemple par absorptiométrie (DXA) ou impédancemétrie, et la sévérité est évaluée par des tests de performance comme la vitesse de marche.
Asymétrie
La main dominante est souvent un peu plus forte, mais un écart de plus de 10 % entre les deux mains a été associé à une fonction moins bonne et à un risque plus élevé de perte d’autonomie chez la personne âgée, même quand la meilleure main dépasse le seuil.
Entretenir sa force
Le renforcement musculaire deux à trois fois par semaine, des apports suffisants en protéines (souvent 1 à 1,2 g par kg de poids et par jour après 70 ans) et une activité physique régulière sont les principaux moyens de préserver ses muscles. Les exercices de la main améliorent la poigne mais ne remplacent pas un entraînement de tout le corps.