Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
La plupart des pancréatites aiguës sont bénignes et guérissent en quelques jours, mais environ une sur cinq devient sévère, avec nécrose du pancréas, infection ou défaillance d’organe. L’index de sévérité tomodensitométrique (CTSI), décrit par Emil Balthazar en 1990 et très utilisé en France, évalue la gravité sur un scanner injecté en additionnant deux éléments.
Grade de Balthazar
| Grade | Aspect au scanner | Points |
|---|---|---|
| A | pancréas normal | 0 |
| B | augmentation de volume focale ou diffuse | 1 |
| C | anomalies pancréatiques avec infiltration de la graisse péripancréatique | 2 |
| D | une seule collection liquidienne | 3 |
| E | plusieurs collections ou présence de gaz | 4 |
Nécrose
| Part du pancréas non rehaussée | Points |
|---|---|
| aucune | 0 |
| 30 % ou moins | 2 |
| 30 à 50 % | 4 |
| plus de 50 % | 6 |
L’index va de 0 à 10.
Exemple
Une infiltration du pancréas et de la graisse péripancréatique (grade C, 2 points) avec une nécrose de moins d’un tiers de la glande (2 points) donne un index de 4 : pancréatite modérée.
Interprétation
| Index | Gravité | Mortalité dans la série de Balthazar | Complications |
|---|---|---|---|
| 0 à 3 | peu sévère | 3 % | 8 % |
| 4 à 6 | modérée | 6 % | 35 % |
| 7 à 10 | sévère | 17 % | 92 % |
Un CTSI modifié (Mortele, 2004) simplifie le grade en 0, 2 ou 4 points et ajoute 2 points pour les complications extrapancréatiques comme un épanchement pleural ou une ascite.
Quand faire le scanner ?
La nécrose n’est souvent pas visible pendant les 72 premières heures, et un scanner trop précoce peut sous-estimer la gravité. Les recommandations françaises et internationales réservent le scanner d’admission aux doutes diagnostiques et conseillent sinon de le réaliser entre 72 et 96 heures, surtout si l’état ne s’améliore pas. La gravité est définie avant tout par la défaillance d’organe (classification d’Atlanta révisée), que les scores cliniques comme BISAP, Ranson ou APACHE II aident à prévoir.