Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Une mesure de référence de l’insomnie
L’insomnie se définit par des difficultés à s’endormir, à rester endormi ou des réveils trop précoces, malgré des conditions favorables, avec des conséquences sur la journée. En France, environ un adulte sur trois a des symptômes d’insomnie et environ 13 % souffrent d’insomnie chronique selon Santé publique France. L’index de sévérité de l’insomnie (ISI), mis au point par le psychologue québécois Charles Morin, est l’un des questionnaires les plus utilisés pour en mesurer la sévérité et suivre l’effet d’un traitement. Sa version française est validée.
Les sept questions
Répondez pour les deux dernières semaines, chaque item étant noté de 0 à 4 :
- Difficultés à vous endormir
- Difficultés à rester endormi
- Réveils trop précoces
- Satisfaction vis-à-vis de votre sommeil actuel
- Visibilité de votre problème de sommeil pour les autres, par ses effets sur votre qualité de vie
- Inquiétude ou détresse liée à ce problème
- Gêne dans votre fonctionnement quotidien : fatigue, humeur, concentration, mémoire, travail
Interpréter le total
| Score | Signification |
|---|---|
| 0 – 7 | Pas d’insomnie cliniquement significative |
| 8 – 14 | Insomnie subclinique (légère) |
| 15 – 21 | Insomnie clinique modérée |
| 22 – 28 | Insomnie clinique sévère |
Le calculateur distingue aussi les symptômes nocturnes, items 1 à 3, de la satisfaction et du retentissement, items 4 à 7.
Exemple
Des difficultés moyennes à s’endormir et à rester endormi, des réveils précoces légers, une insatisfaction vis-à-vis du sommeil, un problème un peu visible pour l’entourage, une inquiétude et une gêne moyennes donnent 13 : insomnie subclinique, avec 5 points de symptômes nocturnes et 8 de retentissement.
Ce qui aide
- La thérapie cognitive et comportementale de l’insomnie (TCC-I) est le traitement de première intention recommandé par la HAS et la Société française de recherche et médecine du sommeil. Elle associe horaires réguliers, restriction du temps passé au lit au temps réellement dormi, lever en cas d’éveil prolongé, relaxation et travail sur les pensées liées au sommeil. Elle est aussi efficace que les somnifères à court terme et plus efficace à long terme.
- L’hygiène du sommeil, éviter la caféine en fin de journée, l’alcool et les écrans le soir, aide mais suffit rarement contre une insomnie chronique.
- Les somnifères ne doivent être prescrits que sur de courtes durées : la durée de prescription des benzodiazépines hypnotiques est limitée à quatre semaines en France, en raison de la dépendance et du risque de chute chez la personne âgée.
Quand consulter
Consultez si l’insomnie dure plus de trois mois, survient trois nuits par semaine ou plus, ou s’accompagne de ronflements, de pauses respiratoires, d’impatiences dans les jambes, d’une humeur triste ou d’anxiété.