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Calculer le GNRI d'une personne âgée

Évaluez le risque de complications liées à la nutrition chez la personne âgée à partir de l'albumine et du rapport entre le poids actuel et le poids idéal (formule de Lorentz).

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cm

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kg

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g/L

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Résultats

GNRI

93,4

Risque faible (92 à 98)
Poids idéal (Lorentz)
68,8 kg
Poids en pourcentage du poids idéal
99 %
IMC
22,2 kg/m²

Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Un score nutritionnel pour la personne âgée

Le Geriatric Nutritional Risk Index (GNRI), ou indice de risque nutritionnel gériatrique, a été conçu en 2005 par l’équipe française d’Olivier Bouillanne pour prédire le risque de complications liées à la nutrition et de décès chez la personne âgée hospitalisée. Il associe un marqueur biologique, l’albumine, et l’écart entre le poids actuel et le poids idéal.

La formule

GNRI = 1,489 × albumine (g/L) + 41,7 × (poids actuel ÷ poids idéal)

Le rapport des poids est plafonné à 1 : un poids supérieur au poids idéal compte pour 1. Le poids idéal se calcule avec la formule de Lorentz :

  • homme : taille (cm) − 100 − (taille − 150) ÷ 4
  • femme : taille (cm) − 100 − (taille − 150) ÷ 2,5

Exemple

Un homme de 1,75 m et 68 kg a un poids idéal de 68,75 kg. Avec une albumine à 35 g/L : GNRI = 1,489 × 35 + 41,7 × 0,99 = 93,4, un risque faible.

GNRI Risque lié à la nutrition
plus de 98 Aucun
92 à 98 Faible
82 à 91 Modéré
moins de 82 Majeur

Quand l’utiliser

Le GNRI fonctionne quand la personne ne peut pas répondre à un questionnaire, en cas de confusion ou de démence, puisqu’il n’utilise que le poids, la taille et une prise de sang. Il est très étudié en dialyse, dans l’insuffisance cardiaque et en cancérologie, où un GNRI bas prédit complications et mortalité.

Le diagnostic de dénutrition en France

Depuis 2021, la HAS et la Fédération française de nutrition définissent la dénutrition de la personne de 70 ans et plus par au moins un critère phénotypique (perte de poids, IMC inférieur à 22, sarcopénie) et un critère étiologique. L’albumine n’y sert plus qu’à grader la sévérité : moins de 35 g/L signe une dénutrition sévère. Le GNRI reste un outil de dépistage et de pronostic, pas un critère diagnostique.

Limites

  • L’albumine baisse avec l’inflammation, l’infection, les maladies du foie et les fuites rénales, indépendamment de la nutrition.
  • Les œdèmes et la déshydratation faussent le poids.
  • Il ne tient pas compte de la perte de poids récente ni des apports, que mesure par exemple le MNA.

Questions fréquentes

Quel est un GNRI normal ?

Au-delà de 98, il n'y a pas de risque lié à la nutrition. De 92 à 98, le risque est faible ; de 82 à 91, modéré ; en dessous de 82, majeur.

Pourquoi le rapport des poids est-il plafonné à 1 ?

Un poids supérieur au poids idéal ne protège pas des complications prédites par le GNRI : la formule n'accorde donc pas de points supplémentaires.

Le GNRI s'utilise-t-il chez l'adulte jeune ?

Il a été conçu pour les personnes de 65 ans et plus. Il est aussi étudié en dialyse et dans d'autres maladies chroniques, mais ses seuils viennent des patients âgés.

Le GNRI suffit-il pour diagnostiquer une dénutrition ?

Non. En France, le diagnostic repose sur les critères de la HAS : au moins un critère phénotypique (perte de poids, IMC bas, réduction de la masse musculaire) et un critère étiologique.

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Résultats indicatifs fournis à titre d'information. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel.