Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Quatre questions en une minute
Le questionnaire CAGE est l’un des plus anciens outils de repérage des problèmes d’alcool. Mis au point par le psychiatre américain John Ewing et publié en 1984, il a été adapté en français sous le nom de DETA, d’après le mot clé de chaque question :
- Avez-vous déjà ressenti le besoin de Diminuer votre consommation de boissons alcoolisées ?
- Votre Entourage vous a-t-il déjà fait des remarques au sujet de votre consommation ?
- Avez-vous déjà eu l’impression que vous buviez Trop ?
- Avez-vous déjà eu besoin d’Alcool dès le matin pour vous sentir en forme ?
Cotation
Chaque réponse positive vaut 1 point, pour un total de 0 à 4.
- 0 : pas de signe de mésusage à ce questionnaire
- 1 : à surveiller, surtout si le oui concerne l’alcool le matin, qui évoque une dépendance physique
- 2 ou plus : mésusage d’alcool probable, voire dépendance, qui mérite une évaluation plus complète
Exemple
Une personne répond oui au besoin de diminuer et à l’impression de trop boire, non aux deux autres : score de 2, dépistage positif.
Forces et limites
Le DETA est rapide et facile à retenir, et les études ont montré une bonne performance pour repérer la dépendance chez les patients de médecine générale et hospitalisés. Mais il porte sur la vie entière et non sur l’année écoulée, et ne mesure pas la quantité bue. Il repère mal les consommations à risque et les alcoolisations ponctuelles importantes sans dépendance ressentie, et il est moins performant chez les femmes et les jeunes.
C’est pourquoi la HAS recommande plutôt l’AUDIT-C (3 questions sur la quantité et la fréquence) pour le repérage précoce, et l’AUDIT complet en cas de doute. Repères de consommation de Santé publique France : pas plus de 10 verres standard par semaine, pas plus de 2 verres par jour, et des jours sans alcool.
Trouver de l’aide
Un résultat positif est une raison d’en parler à son médecin, pas un diagnostic. Les solutions vont du conseil bref à l’accompagnement en CSAPA (centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie), gratuit, en passant par les médicaments qui réduisent l’envie de boire et les groupes d’entraide. Alcool Info Service répond au 0 980 980 930, gratuitement et anonymement. Une personne qui boit beaucoup chaque jour ne doit pas arrêter brutalement sans avis médical : le sevrage peut provoquer des convulsions ou un delirium tremens.