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Règle canadienne du rachis cervical : faut-il une imagerie du cou ?

Suivez les trois étapes de la règle canadienne (facteurs de risque élevé, facteurs de faible risque et rotation du cou) pour décider si un adulte conscient victime d'un traumatisme du cou a besoin d'une imagerie du rachis cervical.

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Facteurs de risque élevé présents

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Règle négative : pas d'imagerie nécessaire, selon l'avis du médecin
Facteurs de faible risque présents
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Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Pourquoi une règle pour les traumatismes du cou ?

Après un accident de voiture ou une chute, beaucoup de patients se présentent aux urgences avec des douleurs cervicales, mais seuls 1 à 2 % environ ont une fracture ou une lésion ligamentaire du rachis cervical. Faire une imagerie à tous expose à des rayons et allonge l’attente ; manquer une lésion peut entraîner une paralysie. Ian Stiell et ses collègues ont établi la règle canadienne en 2001 à partir de près de 9 000 patients pour repérer ceux qui en ont vraiment besoin.

À qui s’applique-t-elle ?

Aux adultes de 16 ans et plus, parfaitement conscients (Glasgow à 15) et stables, après un traumatisme fermé de la tête ou du cou. Elle ne s’applique ni aux enfants, ni aux plaies pénétrantes, ni aux paralysies aiguës, ni aux maladies connues du rachis comme la spondylarthrite ankylosante, ni après une chirurgie cervicale, ni pendant la grossesse, ni aux patients revenus pour le même traumatisme.

Étape 1 : un facteur de risque élevé impose l’imagerie

  • Âge de 65 ans ou plus ;
  • Mécanisme dangereux : chute d’au moins 1 m ou de 5 marches, impact axial sur la tête comme un plongeon, accident à grande vitesse (plus de 100 km/h), tonneau ou éjection, accident en véhicule de loisir motorisé (quad, moto-neige), collision à vélo ;
  • Paresthésies (fourmillements, engourdissements) dans les bras ou les jambes.

Étape 2 : un facteur de faible risque permet-il d’examiner le cou ?

  • Simple collision par l’arrière ;
  • Patient assis aux urgences ;
  • Patient ayant marché depuis l’accident ;
  • Douleur cervicale apparue à distance ;
  • Absence de douleur à la palpation de la ligne médiane du cou.

Si aucun n’est présent, le cou ne peut pas être testé sans danger : l’imagerie est indiquée.

Étape 3 : le patient peut-il tourner la tête ?

En présence d’au moins un facteur de faible risque, on demande au patient de tourner activement la tête de 45° à gauche et à droite. S’il y parvient, aucune imagerie n’est nécessaire ; sinon, elle est indiquée.

Exemple

Un adulte de 40 ans qui a marché après une collision à faible vitesse, sans douleur médiane et qui tourne librement la tête n’a aucun facteur de risque élevé, deux facteurs de faible risque et une rotation normale : la règle est négative.

Performances

Dans la validation initiale, la règle a détecté la quasi-totalité des lésions importantes. En 2003, elle s’est montrée plus sensible que les critères NEXUS (99,4 % contre 90,7 %). En France, l’examen recommandé chez l’adulte est le scanner. La règle aide la décision médicale mais ne la remplace pas.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la règle canadienne du rachis cervical ?

Une règle de décision publiée par Ian Stiell et ses collègues en 2001 pour décider quels adultes conscients et stables, victimes d'un traumatisme du cou, ont besoin d'une imagerie du rachis cervical. Dans les études de validation, elle a repéré la quasi-totalité des lésions cliniquement importantes tout en réduisant le nombre d'examens.

À quels patients s'applique-t-elle ?

Aux adultes de 16 ans et plus après un traumatisme fermé, parfaitement conscients (score de Glasgow à 15) et stables. Elle ne s'applique pas aux plaies pénétrantes, aux paralysies aiguës, aux maladies connues du rachis ou aux antécédents de chirurgie cervicale, à la grossesse, ni aux constantes vitales instables.

Comment fonctionnent les trois étapes ?

Un seul facteur de risque élevé impose l'imagerie. En l'absence de tout facteur de faible risque, le cou ne peut pas être examiné sans danger et l'imagerie est nécessaire. S'il existe au moins un facteur de faible risque, on demande au patient de tourner la tête de 45° de chaque côté ; s'il n'y parvient pas, l'imagerie est indiquée.

Est-elle meilleure que les critères NEXUS ?

Dans une étude comparative publiée en 2003 dans le New England Journal of Medicine, la règle canadienne était plus sensible (99,4 % contre 90,7 %) et plus spécifique que NEXUS chez les patients conscients et stables. En France, l'examen de référence est le scanner du rachis cervical.

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