Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Adapter le score de Glasgow aux jeunes enfants
Le score de Glasgow, publié en 1974 par Graham Teasdale et Bryan Jennett, mesure l’état de conscience après un traumatisme crânien ou une maladie à partir de trois réponses : les yeux, la parole et les mouvements. Un nourrisson ou un jeune enfant ne peut ni répondre aux questions ni obéir à un ordre : la version pédiatrique remplace la réponse verbale et certains items moteurs par des comportements observables à cet âge.
Les trois composantes
Ouverture des yeux (Y) : 4 spontanée, 3 au bruit ou à la voix, 2 à la douleur, 1 aucune.
Réponse verbale (V), nourrisson ou enfant qui ne parle pas :
- 5 : gazouille, babille ou sourit, suit du regard
- 4 : pleure, irritable, mais consolable
- 3 : pleure à la douleur, inconsolable
- 2 : gémit à la douleur
- 1 : aucune réponse
Pour un enfant qui parle : 5 orientée, 4 confuse, 3 mots inappropriés, 2 sons incompréhensibles, 1 aucune.
Réponse motrice (M) : 6 mouvements spontanés ou obéit, 5 retrait au toucher ou localise la douleur, 4 retrait à la douleur, 3 flexion anormale, 2 extension, 1 aucune.
Le total va de 3 à 15.
Exemple
Un enfant de 14 mois tombé du lit ouvre les yeux à la voix (3), pleure mais se laisse consoler (4) et retire la main au toucher (5) :
- Glasgow pédiatrique = 12, traumatisme modéré : l’enfant doit être examiné en urgence
Interprétation
- 13 à 15 : léger
- 9 à 12 : modéré
- 8 ou moins : grave ; les voies aériennes peuvent devoir être protégées
Notez toujours les trois composantes en plus du total, par exemple Y3 V4 M5, car un même total peut décrire des situations différentes, et répétez le score régulièrement : une baisse de 2 points ou plus est un signe d’alerte.
Le traumatisme crânien chez l’enfant
La plupart des chocs à la tête chez l’enfant sont bénins. Appelez le 15 ou rendez-vous aux urgences en cas de perte de connaissance, convulsions, vomissements répétés, somnolence ou irritabilité inhabituelles, fontanelle bombée chez le nourrisson, saignement ou écoulement clair par le nez ou les oreilles, faiblesse ou difficulté à marcher, ou au moindre doute sur les circonstances. Les médecins s’appuient sur des règles comme PECARN, reprises par les recommandations françaises, pour décider d’un scanner et limiter l’irradiation des enfants à faible risque.