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Score de Mehran : risque d'insuffisance rénale après une coronarographie

Estimez le risque de néphropathie induite par les produits de contraste et de dialyse après une angioplastie coronaire, à partir de huit facteurs cliniques et liés à l'examen.

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mL/min/1.73 m²

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Résultats

Score de Mehran

7

Risque modéré : néphropathie environ 14 %, dialyse environ 0,12 %
Risque de néphropathie au contraste
14,0 %
Risque de dialyse
0,12 %
Points volume de contraste
2

Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Les produits de contraste et le rein

Les produits de contraste iodés, utilisés pour la coronarographie, le scanner et d’autres examens, peuvent altérer la fonction rénale chez certains patients. La néphropathie induite par les produits de contraste, ou insuffisance rénale aiguë post-contraste, se définit en général par une hausse de la créatinine de 25 % ou de 44 µmol/L dans les 48 à 72 heures. Elle est le plus souvent modérée et transitoire, mais associée à des séjours plus longs, à la dialyse et à une mortalité plus élevée.

Le score de Mehran

Roxana Mehran et ses collègues l’ont publié en 2004, à partir de plus de 8 000 patients traités par angioplastie coronaire :

Facteur de risque Points
hypotension (systolique inférieure à 80 mmHg pendant au moins 1 heure, nécessitant des inotropes ou un ballon) 5
ballon de contre-pulsion intra-aortique 5
insuffisance cardiaque (classe NYHA III ou IV, ou antécédent d’œdème pulmonaire) 5
âge supérieur à 75 ans 4
anémie (hématocrite inférieur à 39 % chez l’homme, 36 % chez la femme) 3
diabète 3
volume de contraste 1 par tranche de 100 mL
DFG de 40 à 60 / de 20 à 40 / inférieur à 20 mL/min/1,73 m² 2 / 4 / 6

Groupes de risque

Score Néphropathie au contraste Dialyse
5 ou moins 7,5 % 0,04 %
6 à 10 14,0 % 0,12 %
11 à 15 26,1 % 1,09 %
16 ou plus 57,3 % 12,6 %

Exemple

Un patient de 72 ans, diabétique, avec un DFG de 52 et recevant 200 mL de contraste, obtient 3 + 2 + 2 = 7 : risque modéré, environ 14 % de néphropathie et 0,12 % de dialyse.

Prévention

Les recommandations de la Société européenne de radiologie urogénitale (ESUR), reprises en France par la Société française de radiologie, conseillent :

  • de connaître la fonction rénale avant l’examen chez les patients à risque ;
  • d’hydrater par du sérum physiologique les patients dont le DFG est bas, en particulier en dessous de 30 mL/min/1,73 m² pour une injection intraveineuse, ou de 45 pour une injection intra-artérielle ;
  • d’utiliser le plus petit volume possible d’un contraste de basse ou iso-osmolarité ;
  • de suspendre si possible les médicaments néphrotoxiques, comme les anti-inflammatoires ;
  • de contrôler la créatinine 48 à 72 heures après chez les patients à risque.

Limites

Le score a été établi avec des produits et des doses d’une autre époque, et pour des gestes coronaires. Des études récentes suggèrent que le risque après une injection intraveineuse pour un scanner est plus faible qu’on ne le pensait. Le score sert à adapter la prévention, pas à renoncer à un examen nécessaire.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le score de Mehran ?

Un score de risque de néphropathie induite par les produits de contraste iodés, publié par Roxana Mehran et ses collègues en 2004. Il a été établi chez des patients traités par angioplastie coronaire.

Comment calculer le score de Mehran ?

L'hypotension, le ballon de contre-pulsion intra-aortique et l'insuffisance cardiaque valent 5 points chacun ; un âge supérieur à 75 ans, 4 ; l'anémie et le diabète, 3 chacun ; chaque tranche de 100 mL de contraste, 1 ; et un DFG de 40 à 60, de 20 à 40 ou inférieur à 20, respectivement 2, 4 ou 6 points.

Que signifient les groupes de risque ?

Dans l'étude initiale, un score de 5 ou moins correspondait à 7,5 % de néphropathie et 0,04 % de dialyse ; de 6 à 10, à 14 % et 0,12 % ; de 11 à 15, à 26,1 % et 1,09 % ; et de 16 ou plus, à 57,3 % et 12,6 %.

Comment prévenir la néphropathie au contraste ?

Selon les recommandations de la Société européenne de radiologie urogénitale (ESUR), reprises par la Société française de radiologie, on hydrate les patients à risque par du sérum physiologique, on utilise le plus petit volume possible de contraste de basse ou iso-osmolarité, et on suspend si possible les médicaments néphrotoxiques. La créatinine est souvent contrôlée 48 à 72 heures après.

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