Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
Pourquoi dépister l’apnée du sommeil
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) se produit quand la gorge se ferme à répétition pendant le sommeil, arrêtant ou réduisant la respiration pendant au moins 10 secondes. Chaque épisode fait baisser l’oxygène dans le sang et réveille brièvement le cerveau, souvent sans que la personne s’en rende compte. Non traité, il provoque une somnolence dans la journée et augmente le risque d’hypertension, de maladie cardiaque, d’AVC et d’accident de la route. En France, on estime qu’il concerne plusieurs millions de personnes, dont une grande partie n’est pas diagnostiquée.
Les huit items du STOP-Bang
Chaque réponse positive vaut un point :
| Lettre | Item |
|---|---|
| S | Ronflement fort (Snoring) |
| T | Fatigue ou somnolence dans la journée (Tired) |
| O | Pauses respiratoires, étouffements ou suffocations observés (Observed) |
| P | Hypertension artérielle, traitée ou non (Pressure) |
| B | IMC supérieur à 35 kg/m² |
| A | Âge supérieur à 50 ans |
| N | Tour de cou d’au moins 43 cm chez l’homme, 41 cm chez la femme (Neck) |
| G | Sexe masculin (Gender) |
Interprétation
- 0 à 2 : risque faible de SAOS modéré à sévère.
- 3 à 4 : risque intermédiaire.
- 5 à 8 : risque élevé.
Un score de 3 ou 4 passe aussi en risque élevé si au moins deux des quatre items STOP sont positifs avec un sexe masculin, un IMC supérieur à 35 ou un gros tour de cou. Le calculateur applique cette règle.
Exemple
Un homme de 55 ans, IMC 29, tour de cou 42 cm, qui ronfle fort et est traité pour une hypertension :
- Items STOP : ronflement + pression = 2
- Items Bang : âge supérieur à 50 ans + sexe masculin = 2
- Score : 4 sur 8, intermédiaire selon le score seul
- Avec 2 items STOP et un sexe masculin, son risque est classé élevé.
Fiabilité
Dans les études de validation, un score de 3 ou plus repérait plus de 90 % des personnes atteintes de SAOS modéré à sévère, mais beaucoup de personnes au-dessus de ce seuil n’en avaient pas. L’outil est conçu pour laisser passer peu de cas, pas pour poser le diagnostic. Un score élevé justifie d’en parler à votre médecin traitant, qui pourra prescrire une polygraphie ventilatoire à domicile ou une polysomnographie, souvent après avis d’un pneumologue ou d’un spécialiste du sommeil.
Consultez sans tarder si
- vous vous endormez au volant ou avez déjà frôlé l’accident ; la somnolence diurne excessive non traitée est d’ailleurs incompatible avec la conduite selon la réglementation du permis de conduire ;
- votre conjoint a remarqué de longues pauses respiratoires ;
- vous avez une maladie cardiaque, une fibrillation atriale ou une hypertension difficile à équilibrer.
Le traitement, par pression positive continue (PPC), orthèse d’avancée mandibulaire ou perte de poids, améliore en général la somnolence en quelques semaines.