Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.
La vitesse à laquelle on marche est l’une des mesures les plus simples et les plus parlantes de la santé d’une personne âgée. La vitesse de marche prédit si bien les chutes, la perte d’autonomie, les hospitalisations et la survie que certains gériatres la surnomment le « sixième signe vital ». Il suffit d’un chronomètre et d’un couloir balisé.
Comment faire le test
- Tracez un parcours droit de 4 mètres, avec 1 à 2 mètres d’élan avant et de décélération après, hors de la zone chronométrée.
- Demandez à la personne de marcher à son allure habituelle, avec son aide à la marche si elle en utilise une.
- Déclenchez le chronomètre quand le premier pied franchit la ligne de départ et arrêtez-le quand il franchit la ligne d’arrivée.
- Recommencez une fois et gardez le meilleur temps ou la moyenne, selon le protocole suivi.
Vitesse de marche = distance ÷ temps.
Exemple
Parcourir 4 mètres en 4,5 secondes donne 4 ÷ 4,5 = 0,89 m/s, soit 3,2 km/h. À cette allure, traverser une rue de 12 mètres prend 13,5 secondes, et parcourir 100 mètres près de deux minutes.
Interprétation
| Vitesse | Signification |
|---|---|
| moins de 0,4 m/s | marche limitée au domicile ; risque élevé de dépendance |
| 0,4 à 0,8 m/s | déplacements extérieurs limités ; risque de chute et de fragilité |
| 0,8 à 1,0 m/s | se déplace à l’extérieur, avec un risque un peu accru |
| 1,0 m/s ou plus | vitesse normale pour une personne âgée |
Dans la définition européenne de la sarcopénie (EWGSOP2), une vitesse de 0,8 m/s ou moins, associée à une force et une masse musculaires basses, signe une sarcopénie sévère. La HAS cite aussi la vitesse de marche parmi les tests de repérage de la fragilité, avec le test Timed Up and Go et l’appui unipodal. Un adulte en bonne santé de 60 à 70 ans marche en général entre 1,2 et 1,4 m/s.
Peut-on l’améliorer ?
Oui : le renforcement musculaire des jambes, le travail de l’équilibre et la marche régulière peuvent la faire gagner 0,1 m/s ou plus, un progrès associé à une meilleure survie. Une vitesse basse ou en baisse doit faire rechercher une cause traitable : douleur, arthrose, trouble neurologique, mauvaise vue, médicament sédatif ou dénutrition. Un bilan avec le médecin traitant ou en hôpital de jour gériatrique peut être utile.
Ce test est un outil de repérage et ne remplace pas une évaluation complète de la mobilité et du risque de chute.