Ce que paie un micro-entrepreneur
Le régime de la micro-entreprise simplifie tout : les cotisations sociales sont un pourcentage du chiffre d’affaires encaissé, sans déduction des frais réels. Il faut aussi payer la contribution à la formation professionnelle et l’impôt sur le revenu, soit au barème après un abattement forfaitaire, soit par un versement libératoire. Ce calculateur estime le tout pour 2026 et ce qu’il vous reste.
Les taux 2026
| Activité | Cotisations sociales | Abattement fiscal | Versement libératoire |
|---|---|---|---|
| Vente de marchandises, restauration, hébergement | 12,3 % | 71 % | 1 % |
| Prestations de services commerciales ou artisanales (BIC) | 21,2 % | 50 % | 1,7 % |
| Profession libérale non réglementée (BNC, SSI) | 25,6 % | 34 % | 2,2 % |
| Profession libérale réglementée (Cipav) | 23,2 % | 34 % | 2,2 % |
S’y ajoute la contribution à la formation professionnelle : 0,1 % du chiffre d’affaires pour un commerçant, 0,3 % pour un artisan et 0,2 % pour une profession libérale. L’abattement fiscal ne peut pas être inférieur à 305 €.
Les formules
- Cotisations = chiffre d’affaires × taux de cotisations
- Revenu imposable au barème = chiffre d’affaires × (1 − abattement), ajouté aux autres revenus du foyer
- Impôt au barème (estimation) = revenu imposable × tranche marginale du foyer
- Versement libératoire = chiffre d’affaires × taux du versement, payé avec les cotisations
Exemple : 40 000 € de prestations de services
- Cotisations : 40 000 × 21,2 % = 8 480 €.
- Formation professionnelle : 0,1 % = 40 €.
- Revenu imposable : 40 000 × 50 % = 20 000 €. Avec une TMI de 11 %, l’impôt lié à l’activité est d’environ 2 200 €.
- Il reste 29 280 € par an, soit 2 440 € par mois, et les prélèvements représentent 26,8 % du chiffre d’affaires.
- Avec le versement libératoire, l’impôt serait de 40 000 × 1,7 % = 680 €, soit 1 520 € d’économie, si le foyer remplit la condition de revenu.
Revenu net selon le chiffre d’affaires (services BIC, TMI 11 %)
| Chiffre d’affaires | Cotisations | Impôt | Revenu net |
|---|---|---|---|
| 10 000 € | 2 120 € | 550 € | 7 320 € |
| 20 000 € | 4 240 € | 1 100 € | 14 640 € |
| 40 000 € | 8 480 € | 2 200 € | 29 280 € |
| 60 000 € | 12 720 € | 3 300 € | 43 920 € |
| 80 000 € | 16 960 € | 4 400 € | 58 560 € |
Faut-il choisir le versement libératoire ?
Il est possible si le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année ne dépasse pas un plafond par part : 29 315 € par part pour une option en 2026, sur la base des revenus de 2024. Il est intéressant quand la TMI du foyer est de 11 % ou plus, car 1 % à 2,2 % du chiffre d’affaires revient souvent moins cher. Avec une TMI de 0 %, il fait payer un impôt qu’on n’aurait pas dû. Le calculateur affiche l’écart entre les deux options.
Les plafonds de chiffre d’affaires
Pour 2026 à 2028, le régime micro s’applique jusqu’à 203 100 € de chiffre d’affaires pour la vente et l’hébergement, et 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales. En cas de dépassement deux années consécutives, l’entreprise bascule au régime réel. La franchise en base de TVA a ses propres seuils, plus bas : au-delà, il faut facturer la TVA.
À savoir
- Le chiffre d’affaires se déclare chaque mois ou chaque trimestre sur autoentrepreneur.urssaf.fr, même s’il est nul.
- Les cotisations ouvrent des droits à la retraite et aux indemnités journalières ; un très faible chiffre d’affaires valide peu de trimestres.
- Les créateurs peuvent bénéficier d’une réduction de cotisations au début de l’activité (ACRE), sous conditions.