Skip to content
Omnikalc

Critères NEXUS : faut-il une imagerie du cou après ce traumatisme ?

Vérifiez les cinq critères de faible risque NEXUS après un traumatisme fermé : si aucun n'est présent, l'imagerie du rachis cervical n'est pas nécessaire.

Mis à jour le
Vos paramètres

Résultats

Critères de risque présents

0 / 5

Aucun critère : faible risque, imagerie inutile (sensibilité de 99,6 % dans l'étude NEXUS)

Ce calculateur donne des estimations générales, à titre d’information. Il ne remplace pas l’avis de votre médecin, de votre pharmacien ou d’un autre professionnel de santé qui connaît l’ensemble de votre situation.

Qui a besoin d’une imagerie du cou après un traumatisme ?

Après un accident de la route, une chute ou un accident de sport, l’équipe des urgences doit décider s’il faut explorer le rachis cervical. Méconnaître une fracture peut entraîner une paralysie, mais tout scanner expose aux rayons, coûte du temps et encombre l’imagerie. L’étude NEXUS (National Emergency X-Radiography Utilization Study), menée chez 34 069 patients dans 21 services d’urgences américains, a publié en 2000 une règle simple, largement utilisée en France.

Les cinq critères de faible risque

L’imagerie n’est pas nécessaire si le patient ne présente aucun des éléments suivants :

  1. Douleur médiane : douleur à la pression de la ligne médiane postérieure du cou.
  2. Intoxication : alcool ou drogues, d’après l’interrogatoire ou l’examen.
  3. Trouble de la vigilance : Glasgow inférieur à 15, désorientation, réponses ralenties ou inadaptées.
  4. Déficit neurologique focal : faiblesse, engourdissement ou fourmillements d’un membre.
  5. Lésion douloureuse distrayante : assez intense pour masquer une douleur cervicale, comme une fracture d’un os long, une plaie étendue, une brûlure ou un écrasement.

Si au moins un critère est présent, l’imagerie du rachis cervical est indiquée. Chez l’adulte, le scanner a remplacé les radiographies standard.

Fiabilité

Dans l’étude d’origine, 818 patients avaient une lésion du rachis cervical, dont 578 cliniquement significatives. La règle en a repéré 576 sur 578, soit une sensibilité de 99,6 %, et aurait évité l’imagerie chez 12,6 % des patients. Sa spécificité est faible, autour de 13 %, ce qui est attendu pour une règle conçue pour ne rien manquer.

Exemple

Un cycliste de 34 ans est amené après une chute. Il est parfaitement conscient, n’a pas bu, se plaint d’une raideur du cou mais n’a pas de douleur à la palpation de la ligne médiane, bouge normalement ses quatre membres et n’a que des dermabrasions au bras. Aucun critère n’est présent : pas d’imagerie. S’il avait une fracture douloureuse du poignet, elle compterait comme lésion distrayante et l’imagerie serait indiquée.

NEXUS et la règle canadienne

La règle canadienne du rachis cervical (Canadian C-spine rule), publiée en 2001, ajoute des facteurs de risque élevé (âge de 65 ans ou plus, mécanisme dangereux, paresthésies des membres) et un test de rotation active du cou. Dans une comparaison de 2003, elle s’est montrée plus sensible et plus spécifique que NEXUS, mais ne s’applique qu’à l’adulte conscient et stable. Les deux règles sont bien plus sûres qu’une décision à l’intuition.

Limites

NEXUS ne concerne que les traumatismes fermés, pas les plaies pénétrantes. Chez la personne âgée, dont les fractures surviennent pour des traumatismes minimes, beaucoup de médecins prescrivent l’imagerie plus facilement. Quel que soit le résultat, une douleur persistante ou un nouveau symptôme impose une réévaluation.

Questions fréquentes

Que sont les critères NEXUS ?

Cinq critères cliniques issus de la National Emergency X-Radiography Utilization Study, publiée par Jerome Hoffman et ses collègues en 2000. Si un patient conscient et non intoxiqué n'en présente aucun après un traumatisme fermé, l'imagerie du rachis cervical est inutile.

Quelle est la fiabilité des critères NEXUS ?

Dans l'étude d'origine, portant sur 34 069 patients, la règle avait une sensibilité de 99,6 % pour les lésions cervicales cliniquement significatives et permettait d'éviter l'imagerie chez environ 12,6 % des patients.

NEXUS ou règle canadienne ?

Les deux sont validées. La règle canadienne s'est montrée plus sensible et plus spécifique dans une étude comparative, mais elle ne concerne que l'adulte conscient et stable et comporte plus d'étapes. NEXUS est plus simple et a aussi été utilisée chez l'enfant.

Qu'est-ce qu'une lésion distrayante ?

Une blessure douloureuse susceptible de masquer une douleur cervicale : fracture d'un os long, plaie étendue, brûlure, écrasement ou lésion viscérale. Le jugement clinique décide de ce qui est distrayant.

Ce calculateur vous a-t-il été utile ?

Merci pour votre avis !

Résultats indicatifs fournis à titre d'information. Ils ne remplacent pas l'avis d'un professionnel.